Vous trouverez ci-dessous un article paru hier dans l'Humanité que j'ai souhaité porter à votre connaissance.
Handicap à l’école : l’État se défausse
Éducation . Malgré quelques avancées, le sort des employés et des auxiliaires de vie scolaire continue de susciter de nombreuses inquiétudes.
En cette rentrée scolaire, le sort des auxiliaires de vie scolaire (AVS) et employés de vie scolaire (EVS), notamment ceux chargés d’accompagner les enfants handicapés dans les classes, est loin d’être réglé. Et l’annonce, mardi, de la signature d’une convention-cadre entre l’État et trois associations n’a pas suffi pas à rassurer ces bataillons de précaires de l’éducation nationale.
Embauchés dans le cadre d’emplois aidés, des milliers d’EVS et AVS ont vu, en effet, leur contrat se terminer à la fin de l’année scolaire 2008-2009. Avec pour seule perspective, le chômage. Bousculé par l’intense mobilisation autour de leur situation, le ministre Luc Chatel a fait voter, début juillet, un amendement permettant à certains AVS - et seulement eux - de rester auprès des élèves qu’ils aidaient individuellement. Sa solution : faire porter ces emplois par le monde associatif qui bénéficierait, en échange, d’une subvention de l’État.
Après d’intenses négociations, une convention-cadre a finalement été signée en ce sens, mardi dernier, entre le ministère et trois organisations (l’UNAPEI, le FG PEP et la FNASEPH). Selon ce texte, tous les AVS en fin de contrat et étant dotés de « compétences particulières » pourront être recrutés par l’une des trois associations et poursuivre leur mission auprès des enfants. « Cela va résoudre le problème de 1 200 AVS qui sont arrivés en fin de contrat cet été, estime le président de l’UNAPEI, Régis Devoldère. Mais cette décision prise dans l’urgence ne répond pas à toutes les questions. »
Loin de là. Car les AVS ne sont pas les seuls à accompagner les enfants handicapés dans les écoles. Quelque 5 000 EVS (sur les 30 000 en fin de contrat) avaient, eux aussi, une « mission AVS » auprès des enfants handicapés. Ils sont d’emblée exclus du dispositif. Reste, ensuite, à savoir quelles sont les « compétences particulières » exigées pour qu’un AVS puisse prétendre à une embauche dans l’association.
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