En effet, comme la Fondation Abbé Pierre, j’estime qu’une telle décision "remet en cause la logique qui avait conduit à l'adoption de la Déclaration des droits de l'enfant", notamment "celui de disposer de conditions de vie leur permettant d'assurer leur protection et leur développement au sein de leur famille".

Au-delà, je me prononce en faveur de la création d’un véritable service public national du logement, seul en mesure de garantir à tous un accès à un logement de qualité et d’être vecteur de progrès social et de développement durable.

Ce service public est d’autant plus nécessaire que les politiques et réflexions menées dernièrement en matière de logement sont un échec : non respect de la loi SRU, Loi Boutin, maisons à 100.000 euros puis à 15 € par jour, droit opposable au logement inappliqué, ou encore la vente à la découpe du logement social …

Notre pays, plus de cinquante ans après l’émouvant appel de l’Abbé Pierre, ne peut décemment plus fermer les yeux sur un constat aussi criant et se doit de mettre tout en œuvre pour assurer l’effectivité du droit au logement.