jeudi 4 février 2010, 11:39
Non reconduction de l'Allocation Equivalent Retraite en 2010: intervention auprès de Xavier Darcos
Monsieur le Ministre,
Le dispositif d'Allocation Equivalent Retraite (A.E.R.) n'a pas été reconduit pour l'année 2010, laissant dans la plus grande précarité d’anciens salariés âgés qui auraient dû pouvoir en bénéficier à compter de cette année.
45 000 anciens salariés seraient potentiellement concernés au niveau national, anciens salariés qui vont ainsi devoir, à condition de rentrer dans les critères, se contenter de l'allocation spécifique de solidarité, soit 450 euros mensuels.
La non-reconduction de cette allocation est particulièrement préjudiciable et injuste pour de nombreux salariés qui ont fait l'objet de départs dits «volontaires» de la part d'entreprises qui leur ont présenté le dispositif d'AER comme la garantie d'un revenu minimum jusqu'à l'âge de la retraite.
Ces entreprises ont ainsi calculé les primes des départs volontaires en se fondant sur le montant des indemnisations ASSEDIC relayées par l'AER, le montant de la prime devant compenser la perte de salaire jusqu'aux 60 ans du salarié.
Chacun sait d’ailleurs que certaines entreprises ont procédé, pour ces personnels, à des licenciements sur des motifs factices que les directions départementales et régionales du travail et de l'emploi, conscientes de ces pratiques, ont acceptés sans hésitation.
La non-reconduction du dispositif d’AER constitue dès lors une véritable injustice pour les personnes concernées et leurs familles et les place dans la plus grande précarité.
Si cette question se pose au niveau national, elle se pose d’autant plus ici dans le Valenciennois où la précarité reste accrue.
L’information selon laquelle des anciens salariés de VALLOUREC Saint-Saulve seraient concernés a été portée à ma connaissance et je crains fort que de nombreux anciens salariés d’autres entreprises soient également concernés.
C’est pourquoi, j’ai l’honneur de vous demander de tout mettre en œuvre pour rétablir le dispositif d’AER et ainsi mettre fin à cette inacceptable injustice à laquelle sont confrontés ces anciens salariés et leurs familles.





