vendredi 13 mars 2009, 11:04
Suppressions d'emplois chez PPG Saultain et Marly : inacceptable !
Le groupe PPG a annoncé hier la suppression de 240 emplois sur ses sites de Saultain et Marly et la délocalisation de certaines de ses activités en Pologne, en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas. Ceci alors que ce groupe enregistrait fin 2008 un revenu net de 538 millions de dollars et que son montant total des ventes en 2008, en progression de 30%, a atteint 15,8 milliards de dollars.
J'estime que c'est un nouveau coup dur, inacceptable dans le cadre du plan de relance anticrise présenté par le gouvernement. L'heure est au combat et au rassemblement autour des sites de Saultain et Marly, et j'apporte bien évidemment mon soutien à l'ensemble des salariés que j'ai d'ailleurs rencontrés ce matin.
Comme je m'y suis engagé hier, je suis intervenu ce jour auprès du Premier Ministre en lui demandant de tout mettre en oeuvre pour sauvegarder ces emplois.
''Monsieur le Premier Ministre,
Hier, jeudi 12 mars, le groupe PPG, leader mondial dans les peintures décoratives et leader européen de peintures et résines, a annoncé la suppression de 240 emplois sur ses sites de Saultain et Marly et la délocalisation de certaines de ses activités en Pologne, en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas.
Cette annonce, si elle a permis à l’action du groupe qui emploie 44900 personnes dans le monde dont 690 à Saultain et Marly de grimper de 3,71%, a eu l’effet d’une bombe chez les salariés tant elle est source d’une profonde inquiétude et d’une grande colère.
Il est en effet inacceptable, pour les salariés et leurs familles, que ce groupe supprime des emplois alors qu’il enregistrait fin 2008 un revenu net de 538 millions de dollars et que son montant total des ventes en 2008, en progression de 30%, a atteint 15,8 milliards de dollars.
Une situation symbole d’une course effrénée à la rentabilité qui, une fois de plus, se fait sur le dos des salariés et qui est d’autant plus inacceptable qu’elle s’inscrit dans le cadre du plan de relance de l’économie présenté par le gouvernement.
Les salariés, qui payent quotidiennement le prix de cette course folle à la rentabilité depuis des années par la force de leur travail, ressentent un profond sentiment d’injustice et d’inquiétude quant à leur avenir.
Il est aujourd’hui plus qu’urgent que l’Humain l’emporte sur les dividendes.
C’est pourquoi, pour ma part, entre les salariés et la direction de ce groupe, j’ai choisi le camp des représentants du monde du travail et des familles du valenciennois qui seront durement touchées.
J’ose espérer que l’Etat sera également à leurs côtés pour mettre en oeuvre tous les moyens possibles face à cette situation particulièrement injuste et inacceptable.
Aussi, Monsieur le Premier Ministre, j’ai l’honneur de vous demander, avec toute l’urgence qu’impose cette situation, de bien vouloir tout mettre en œuvre pour sauvegarder ces emplois.''






