Déjà présent sur le terrain, le maire de Marly, accompagné de son suppléant, président de la mission locale du Valenciennois, compte organiser des réunions publiques, des rencontres citoyennes, « comme c’est à la mode », pour travailler avec les gens et voir comment les questions des habitants peuvent se greffer sur les grands axes de son programme basé sur l’emploi, la jeunesse, l’accès au logement, à la santé… « Les gens aiment avoir des élus de proximité. Dès qu’il y a une injustice, une coupure d’eau, une fermeture de classe, une menace d’expulsion, on vient aussi nous voir. Nous, on reste ici, attachés à nos familles. Borloo, il vient tous les six mois. Il est sympa mais c’est une image. Ça, c’est de la politique politicienne. Chacun sait que son avenir, il le voit à Paris » assure Fabien Thiémé. Le ticket du Front de Gauche estime que les Valenciennois ne sont plus si favorables que cela à Jean Louis Borloo. Pourtant, quant on interroge les Valenciennois, le président du Parti Radical est toujours très populaire, notamment dans les quartiers les plus en difficultés « Il faut être transparent et dire la vérité. Sarkozy et Jean Louis Borloo se sont retrouvés. Il a voté tous les plans de casse. Il n’y a jamais eu autant de chômeurs dans le Valenciennois avec la suppression de 2 020 postes uniquement dans l’industrie. Le territoire est le banc d’essai qui conduit à la marchandisation de l’enfance » poursuit le candidat.

Il estime ainsi que le résultat de dimanche peut être « un point d’appui » à « une dynamique nouvelle » et pense même au possible « retrait de Jean Louis Borloo en fonction du résultat ». Pour le Front de Gauche, la 21ème circonscription, la seule de droite, entourée de cantons eux aussi de gauche, pourrait bien tomber en juin : « Avec Joël Gaillet, nous avons confiance, nous allons créer la surprise ». Il est cependant certain que le résultat des élections présidentielles pèsera sur celui des législatives. Et principalement dans la 21ème circonscription celle de J-L.B.