Les mesures antisociales s’additionnent : franchises médicales et déremboursement prochain des frais d’optique, de kinésithérapie, de dépendance, diminution des services rendus à la population avec la suppression de 100 00 postes en 3 ans dans la fonction publique et privatisation prochaine de La Poste …

Ces coups n’épargnent personne.

Jeunes, retraités, travailleurs, chômeurs … Tous ceux que le discours présidentiel a tant cherché à opposer lors de la campagne et qui en pratique les unit en les soumettant aux mêmes difficultés, à la même précarité.

Si ces coups n’épargnent personne, ils ont également de lourdes répercussions au plan local.

Fermetures de maternités, je pense par exemple à celle de Condé-sur-l’Escaut, de tribunaux, de classes, non renouvellement de contrats d’avenir, manque de soutien au monde associatif, à la culture et aux centres sociaux se font durement sentir.

Les valenciennois et plus largement les nordistes, au regard de la situation dans laquelle se trouve ces territoires, sont fortement touchés par ces mesures porteuses d’inégalités.

C’est également tout le tissu économique local qui est touché, avec des artisans, des commerçants et des petites entreprises qui connaissent, eux aussi, des difficultés.

Notre pays est pourtant riche.

Riche d’une économie qui accumule les profits mais qui peine à les mettre au service du progrès social, humain et environnemental.

Riche d’un système social qui offrait une sécurité face à la maladie, au chômage, à la vieillesse mais qui est en train d’être sacrifié pour des motifs dits de « modernité ».

Les profits des grands groupes battent des records, à l’image par exemple de Total qui a réalisé 41,28 milliards d’euros de bénéfices sur 3 ans, et dans le même temps les français, confrontés à un pouvoir d’achat en berne, se retrouvent dans une situation très délicate.

Aussi, il devient urgent de réfléchir ensemble et dans la diversité des opinions à une autre politique, à une politique qui soit au service du progrès humain.

L’enjeu est de taille.

Il s’agit de l’avenir de nos enfants, du quotidien de millions de travailleurs, de familles et du sort réservé à ces millions de personnes qui restent toujours confrontées à la pauvreté et au mal logement, de la préservation de notre sécurité sociale et de la sauvegarde d’un service public moderne et efficace auquel nos concitoyens restent majoritairement attachés.

D’autres choix sont possibles, d’autres solutions existent.

Par exemple, avoir un accès gratuit à la santé en renforçant notre système solidaire de sécurité sociale, c’est possible et moderne. Il en va de même pour une retraite à taux plein à 60 ans et 55 ans pour ceux ayant exercé des travaux pénibles.

Des mesures simples et justes peuvent nous permettre de les financer à l’image par exemple des 9 milliards d’euros que rapporterait la taxation des revenus financiers à la même hauteur que les salaires.

Il est temps de remettre l’homme, ses besoins, ses préoccupations, son environnement, au cœur des décisions politiques et économiques.

Il en va de son bonheur, de l’avenir de notre société et du respect de ces trois grandes valeurs inscrites dans notre constitution et le cœur de chacun d’entre nous que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.